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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/177

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situation privilégiée, leur merveilleux climat, les richesses de leur sol et de leur sous-sol ; on les laisse se développer sans les y aider suffisamment ; on donne au monde l’impression qu’on tient moins à elles qu’à leurs sœurs de l’Atlantique et qu’on ne ferait pas, le cas échéant, un très énergique effort pour les conserver ; dans une partie de l’univers où se préparent tant de conflits, où bouillonnent tant d’ambitions, où de nouvelles venues comme l’Allemagne et la République des États-Unis travaillent à se tailler à leur tour de beaux domaines, cette attitude n’est point sage, d’autant qu’elle ne répond nullement à la réalité ; la France, s’il le fallait, défendrait énergiquement la Nouvelle-Calédonie. Elle ferait donc bien de s’occuper plus activement de sa mise en valeur ; faire cesser la transportation, régler la question des Nouvelles-Hébrides, favoriser l’établissement de colons et l’engagement de capitaux Français, voilà le programme d’améliorations que comporte la situation présente des choses ; certains indices permettent de croire qu’il ne tardera pas à être mis à exécution.