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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/161

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s’en réjouit de bon cœur et la publication du Figaro, en lui apprenant la gravité du péril couru, lui a fait mieux apprécier encore la satisfaction de la paix maintenue. Par contre, la haine et le mépris contre la personnalité de M. Chamberlain n’ont fait qu’augmenter : on lui en voulait de ses menaces et de ses injures envers la France ; on lui en veut, en plus, du mal qu’il fait à son pays ; on le rend responsable de la mort de la reine Victoria. C’est, du reste, la disparition de la grande et noble souveraine qui a provoqué entre la France et l’Angleterre le rétablissement des relations normales : dernier service rendu à la cause de la civilisation par cette femme inoubliable en qui la France a reconnu, à l’heure suprême, une amie loyale et fidèle et devant le cercueil de laquelle elle s’est inclinée avec un respect ému.