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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/139

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de france

Le nervosité de l’opinion, tant à Paris qu’à Berlin, prouva que les allures agressives de la Triple-Alliance survivaient à son caractère véritable, déjà profondément altéré par les événements. Mais bientôt tout se calma ; les Allemands prirent leur parti de l’inévitable et les Français s’accoutumèrent à ne plus identifier avec sa patrie le gallophobe Crispi dont la mort, d’ailleurs, survint peu après. On ne saurait prévoir ce qu’il adviendra du rapprochement Franco-Italien. Mais quand bien même un avenir imprévu en entraverait le développement et en détruirait les bons effets, ses artisans n’en mériteraient pas moins de justes éloges. Ils déployèrent, dans un but utile et désirable, autant de sagesse que d’habileté.

L’Affaire du Maroc.

Les journaux Allemands, Anglais et même Espagnols qui ont insinué, à plusieurs reprises déjà, que la France avait sur le Maroc des visées coupables ont eu beau jeu cette année, une série d’incidents fâcheux, couronnés par le meurtre d’un négociant Français, M. Pouzet, ayant néces-