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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/113

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dicat, qu’on qualifiait de « jaune », et qui la désapprouvait. Ses membres, moins nombreux, moins tapageurs surtout, furent injuriés et maltraités par leurs adversaires ; leur initiative n’en fut que plus courageuse et portera, sans doute, des fruits. Jusqu’ici les partisans des conflits étaient seuls à s’organiser et à agir ; ils imposaient, minorité turbulente, leur manière de voir à la majorité paisible ; que celle-ci s’organise à son tour et bien des luttes désastreuses seront évitées. En tous les cas, après une résistance opiniâtre, les mineurs de Montceau ont dû s’avouer vaincus et se contenter des paroles creuses que leurs orateurs ont fait sonner à leurs oreilles, en manière de consolation. À Marseille, enfin, les grévistes se sont fait beaucoup de tort. Ils avaient, six mois avant, obtenu gain de cause sur plusieurs points qui leur tenaient à cœur. Cette fois, aucun motif sérieux ne venait à l’appui de leurs réclamations. On se rendit compte bientôt que la grève était fomentée par des ouvriers Italiens[1] au détriment des Fran-

  1. Il est à remarquer que les patrons ont une responsabilité lointaine en cette affaire. Ils trouvèrent commode jadis