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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/111

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port des chemins de fer et surtout des canaux dont les réseaux ne sont pas assez étendus. La Loire ni le Rhône n’ont pas été améliorés comme il convenait. Mais tel qu’il est pourtant, l’outillage Français est encore de premier ordre, et d’ailleurs comment son infériorité, si elle était réelle, pourrait-elle exercer une action aussi déprimante, aussi soudaine et aussi brusque sur l’activité nationale ?

Le nombre et l’importance des grèves sont à prendre en considération. Il y a eu, en 1900, 902 grèves qui ont affecté plus de 10.250 établissements, ont causé près de 3.800.000 journées de chômage, ont mis en mouvement 222.714 grévistes. L’année précédente, le total des grèves avait été de 740, le nombre des journées de chômage presque aussi élevé et celui des grévistes de 176.826. En 1898, on avait compté 368 grèves et 82.000 grévistes ; en 1897, 356 grèves et 68.875 grévistes. La recrudescence, on le voit, a été des plus rapides. Mais il faut bien reconnaître que, d’une manière générale, l’ordre public n’a pas été plus troublé en 1901 ni en 1900, que pendant la période antérieure et, certainement, la fameuse « fusillade » de Fourmies, la première manifestation du 1er Mai ou, encore, la grève de