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Page:Pierre de Coubertin - Amélioration Developpement, 1915.djvu/21

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L’instituteur au Collège d’athlètes.

L’initiative du marquis de Polignac a doté la France d’une formule nouvelle d’établissements de culture physique. Le magnifique Collège d’athlètes de Reims a déjà suscité sur plusieurs points du territoire, des imitations plus modestes, mais non moins excellentes. Une ligue s’est créée pour propager la formule et il est à espérer que cette fois, les pitoyables rivalités et les jalousies qui ont exercé trop souvent leur action négative en entravant les progrès de l’éducation physique permettront à une œuvre aussi salutaire de se développer librement. S’il en est ainsi, il existera bientôt en France, les dix ou douze collèges d’athlètes nécessaires aux besoins provinciaux. L’administration de ces collèges s’inspirant du bien public ne se refusera certainement pas à en faciliter l’accès aux instituteurs pour des stages de vacances, d’une à trois semaines, qui permettront à ceux-ci de faire à la fois de ces « cures d’exercices physiques » dont l’usage bienfaisant va se répandre de plus en plus comme diversion au surmenage de la vie moderne, et d’entretenir en eux-mêmes les qualités et les connaissances indispensables à bien remplir leur mission.


B. les exercices physiques à l’école primaire.

L’instituteur français à la tête de son école primaire se trouve, au point de vue du développement physique de ses élèves, en face d’une tâche qui varie entre ces deux