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D’un rempart frauduleux et toute fleur déteinte
A force de pleuvoir et toute flamme éteinte
A force de brûler, toute infortune atteinte

Au seuil de toute mort et la morne complainte
Au long de toute vie et l’éphémère empreinte
De nos pas sur le sable et la mortelle étreinte

Des deux amants impurs : le corps, l’âme contrainte
Les armes de Satan c’est la ruse et la feinte,
L’épouvante, l’envie et la graisse qui suinte,

Et le double concert des asthmes et des quintes,
Et les cœurs compliqués et les soins et les craintes
Et les cœurs contournés comme des labyrinthes ;

Les armes de Jésus c’est l’éternelle empreinte
De ses pas sur le sable et l’immortelle étreinte
Des deux époux très purs : le corps et l’âme astreinte ;

Les armes de Jésus c’est la faim assouvie,
C’est le corps glorieux, ce n’est pas la survie,
C’est l’éternelle table abondamment servie ;

Satan c’est la vengeance elle-même assouvie.
Les armes de Satan c’est une horlogerie.
Un chef-d’œuvre d’adresse et de serrurerie ;