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E N T H !<: DEUX TRAINS imprimé à l'Imprimerie nationale. Tu n'as vu personne, alors ? Que devient notre ami Gaston Desbois?

— Il va bien. Il est marié. Il est abonné aux cahiers. Il s'est abonné à vingt francs. Il était riche, quand il s'est abonné. Je viens de lui faire son changement d'adresse.

— Il a déménagé ?

— Oui, on l'a déménagé.

— Comment ça ? il était en rhétorique à Bordeaux ?

— Oui, on lui a donné de l'avancement. On l'a envoyé en troisième au Lycée de Vesoul. Pour le récompenser d'avoir travaillé aux Universités populaires.

— Ah oui, aux petits teigneax? Il était aussi des petits teigneux ?

— Comment, des petits teigneux ? Quels petits tei- gneux?

— Tu n'as donc pas lu l'interview de Guesde, que lui a prise un rédacteur du Temps.

— Ah ! c'est ça tes petits teigneux î Si, je l'ai lue. Non seulement je l'ai lue dans la Petite République —

— Malheureusement Li Petite République ne donnait qu'un extrait, comme toujours.

— Non seulement je l'ai lue dans la Petite République, mais le prochain cahier, si les nécessités de la mise en pages nous le permettent, la donnera tout entière d'après le Temps, avec les annexes.

— Alors depuis ce temps-là, en province, on ne s'appelle plus que les petits teigneux: Bonjour, tei- gneux, bonjour. — Comment va la teigne? — Allons, AU revoir, teigneux. Ce n'e^^t pas spirituel spirituel. C'est comme toutes les plaisanteries scolaires, militaires, céli- bataires et régimentaires. Mais il faut nous pardonner

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