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celui-ci, j’aurais fait acheter une petite quantité de cet ingrédient odieux ; mais dans ma solitude, je n’en fais aucun usage.

Comme je vois peu de monde, je règle mes habitudes domestiques sur mes principes philosophiques ; nul atome des productions des Indes ne passe le seuil de ma porte. Je désire ne pas ressembler à ces prétendus philantropes, misérables déclamateurs sur les maux de l’esclavage ; généreux en mots qui ne leur coûtent rien, et qui ne savent pas s’imposer la plus légère privation, pour arriver plus vite au but vers lequel fis paraissent tendre. Quand je désire vivement déraciner un abus, je commence à considérer d’abord, si je puis atténuer son influence. Je ne déclame point contre les voleurs, en recelant leurs vols. Comme je suis véritablement ennemi de l’esclavage, je me prive de tous les