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devant lui le léger brouillard des montagnes. Les nuages s’amoncelèrent avec une effrayante rapidité ; le ciel s’obscurcit et l’orage éclata avant qu’Anthélia eut pu le prévoir ou qu’elle eut découvert un abri. La pluie tombait par torrens ; les flancs de la montagne étaient sillonnés par une multitude de ruisseaux formés en un instant ; chaque fondrière devenait un étang, et d’une gorge sèche, quelques minutes auparavant, s’élançait un torrent impétueux, accru continuellement dans sa chûte.

La course d’Anthélia rapide comme celle des Orcades, était à chaque instant retardée par la pente du terrain sur lequel elle se trouvait y au moment où elle regagnait la vallée, elle était envahie par le torrent qui blanchissait contre les arches du pont. Anthélia avait dépassé la première quand du haut des rochers, un chêne dont,