Page:Péguy - Les Mystères de Jeanne d’Arc, volume 2.djvu/28

Cette page n’a pas encore été corrigée


le porche

Sur la face de la terre et sur la face des eaux.

Dans les mouvements des astres qui sont dans le ciel.

Dans le vent qui souffle sur la mer et dans le vent qui

souffle dans la vallée. Dans la calme vallée. Dans la recoite vallée. Dans les plantes et dans les bêtes et dans les bêtes des

forêts. Et dans l'homme. Ma créature. Dans les peuples et dans les hommes et dans les rois e

dans les peuples. Dans l'homme et dans la femme sa compagne. Et surtout dans les enfants. Mes créatures.

Dans le regard et dans la voix des enfants. Car les enfants sont plus mes créatures.

Que les hommes. Ils n'ont pas encore été défaits par la vie.

De la terre. Et entre tous ils sont mes serviteurs.

Avant tous. Et la voix des enfants est plus pure que la voix du vent

dans le calme de la vallée. Dans la vallée recoite. Et le regard des enfants est plus pur que le bleu du

ciel, que le laiteux du ciel, et qu'un rayon d'étoile

dans la calme nuit. Or j'éclate tellement dans ma création. Sur la face des montagnes et sur la face de la plaine. Dans le pain et dans le vin et dans l'homme qui laboure

�� �