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IV. — Les siècles français

(987-1914)

La période à laquelle nous sommes parvenus se divise normalement, bien que de façon très inégale, en huit chapitres que nous intitulerons : la monarchie capétienne, la guerre de cent ans, le retour à la politique capétienne, les guerres d’Italie, les guerres de religion, la monarchie absolue, la révolution, l’effort de reconstruction.

La monarchie capétienne (987-1328)

Le système de l’élection royale, s’il avait continué, eût fait de la France une république nobilaire vouée à l’anarchie comme le fut plus tard la Pologne. Or, ce système, les seigneurs féodaux y tenaient précisément parce qu’il les laissait maîtres du royaume. À la fin du xe siècle, vingt-neuf provinces ou fragments de province constituaient en France sous des ducs, comtes ou vicomtes, des manières de petits États quasi indépendants, et un siècle plus tard on en comptera « jusqu’à cinquante-cinq d’inégale importance depuis les duchés jusqu’aux minuscules baronnies ». (J. de Crozals). Or, pour exercer le pouvoir suprême, les Capétiens ne disposaient ni d’armées permanentes ni d’impôts publics. « En fait de sujets, ils n’avaient que quelques paysans. Parmi leurs électeurs, ils comptaient des souverains plus puissants qu’eux-