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Aussi en présence d’une pareille généalogie, forcée à ce point pour les besoins de la cause par les trouvères, est-on bien tenté de conclure avec M. L. Gautier, parlant des héros de nos chansons de geste, que « quand il n’y eut pas de bonnes raisons, on ne manqua jamais de prétextes pour les mettre de force dans telle ou telle famille » (Ép. fr., I, 260).

VII

Célébrité du poëme, sa diffusion à l’étranger.

Les citations que nous avons faites plus haut de Guiraut de Cabrera (p. xxij), de Raimbaut d’Orange (p. xxij-xxiij) et de Baudouin d’Avesnes (p. xxiv-xxv), prouvent assez combien au moyen-âge et peu de temps même après

    quorum fuit vel frater vel nepos ille Gerardus qui inscribitur de Novo Vico. De Renero Oliverus et Alda nati sunt ; de Milone Symon de Apulia et quedam soror illius. Nemericus vero Arnaldi filius 7 filios habuit : Bernardum patrem Bertranni, Bovonem de Commarceio, cujus fuerunt tres filii : Guido, Guielinus et Gerardus, Guillelmum Arausicensem, Arnaldum Aureliacensem et Garinum de Anseona, Aimerum captivum, patrem Rogonis Venetiani, et Guibelinum. Horum fuerunt sorores uxor imperatoris Ludovici Ermengardis, mater Viviani martiris, qui sororem habuit matrem Fulconis, mater Richardi Normanni, mater Helie de Provincia. Uxor vero Guillelmi domna Giuburgis fratres habuit, quorum fuit unus Renuardus vir nominatissimus. De horum omnium cognatione dicitur fuisse archiepiscopus Remensis Turpinus, filius scilicet Gerardi de Frado. De una sorore Guillelmi Julianus de Provincia genuit Heliam et sororem ejus Olivam. Qui Helias multa contra Sarracenos gessit tempore Machabrei et de sorore Ludovici genuit Adulphum Aiol, de quo canitur a multis.

    (Pertz, Monum. German., XXIII, 716.)

    M. G. Paris (Hist. poét., 469) a dressé avec une clarté et une précision parfaites un tableau généalogique de cette nombreuse geste de Monglane.