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Page:Nietzsche - Considérations Inactuelles, II.djvu/83

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nés, carla science nevoit partout que des problèmes de la connaissance et, dans le domaine qu’elle slest réser·. ·a, : È ve la souffrance apparaît comme quelque chose d’insolite et d’incompréhensible et devient, par conséquent, ’ elle aussi, un problème. ’

Quéon’s’habitue à transformer toute expérience en un jeu, desquestious et de réponses dialectiques, en une ! simple aüàire de raisonnement et-l’on s’apercevra qu’au il bout ide fort peu, ’de, temps, avec une activité pareille, l’homme en est réduit ài agiter ses os comme un squel lette. Chacun sait et voit cela. Mais comment est-il alors possible que la jeunesse ne s’s.il’ray.e pas du spectacle qu’oH’rent ces squelettes et qu’elle ne cesse de s’aban- j donner à la science, aveuglément, sans choix et sans mesure. Le prétendu « instinct de vérité » ne joue ici, ’ aucun rôle, car comment un instinct pourrait-il pousser, à rechercher la connaissance pure, froide »t sans suite" ? Ce que sont, au contraire, les véritables rorces actives dont sont animés les serviteurs de la science, l’esprit ’ dépourvu de prévenions ne le comprend que trop bien. A ll conviendrait donc d’examiner et de disséquer une. fois les savants, après qu’ils se sont enx-mêmes habitués · à tâter et à décomposer audacieusement tonttau monde, I sans excepter ce qu’i¤ y a cleplus vénérable. Si je dois dire ce que je pense, j’al’l-irmerai que le savant se compose d’un mélange compliqué d’impulsions et de réactions tres dissemblables, il est à tous les points de vue un métal impur. On trouve chez lui, tout d’abord, une Forte curiosité, qui s’accroît toujours davantage, l’aspii· A ration aux aventures de la connaissance, la suggestion continuelle et toujours plus puissante de ce qui est nou-