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doit encore, souvent produire des individualités du même

A’ genre. Ou bien nous tromperions-nous peut-être de la

façon la plus désolante ? Tous deux ne devraient-ils pas nous garantir que des. forces semblables aux leurs ’’’î. existent encore dans l’es-prit allemand, dans l’àme allemande ? Seraient-ils euxunèmes des exceptions, les derniers aboutissants et les dernières mascottes, si je puis dire, de qualités que l’on tenait autrefois pour allemandes’ZJe ne sais trop que répondre ici et je reviensà mon ë4, sujet, pour reprendre mes considérations générales, ’dont J i’ai été détourné par des doutes pleins d’inquiétudes.

à Je suis loin d’avoir énuméré toutes les puissances qui encouragent peut-être la culture, sans que l’on puisse cependant discerner le but que celle-ci doit atteindre : ’la production du génie. Trois de ces puissances ont été J · nomrnées : l’égoïsme de ceux qui veulenti acquérir des biens ; l’égoïsme de l’État ; Fégoïsme de tous ceux qui ont des raisons de dissimuler et de se cacher sous une p. apparence différente de ce qu’ils sont. Je mentionneaen troisième lieu l’égoi’sme· de la science et la singulière J attitude de ses serviteurs, les savants.. ·

(La science est à la sagesse ce que la vertu est à la sainteté ; elle est froide et sèche, elle est sans amour -i’. — et ne sait rien d’un sentiment profond d’imperfectif, on A ’et d’une aspiration plus haute. Elle est tout aussi utile p à elle-même qu”el’le est nuisible à ses serviteurs, en ce sens qu’elle transporte sur’ses’serviteurs son propre v’ caractère et que par là elle dessèche ce qu’ils peuvent avoir d’humain en eux. Tant que l’on entend par culture ’ Pencouragement de la science, elle passe avec que q froideur implacable à côté des grands hommes passion-