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saint qui subit ce miracle de transformation, qui n’est ’ « jamais le jouet des hasards du devenir, cette- dernière et définitive humanisation, où pousse sans cesse la na· » ture pour se délivrer d’elle-même. Il est certain que nous tous nous-avons des liens et des affinités qui gnousl Lfattachent au saint, tout comme une parenté d’esprit t ·’nous unit à l’artiste et au philosophe. Il ya des moments A et en quelque sorte des étincelles du feu le plus vif · et le plus aimantà la clarté desquels nous ne’comprenous plus le mot « moi » ; il y a au delà de notre être quelque chose qui, een de pareils moments, passe de notre côté, ·et c’est pourquoi, du fond de notre cœur, ’ nous désirons qu’il soit construit des’ponts entre ici retrlà-bas., ’ - I i" ~ ·’

p -Il est’vrai que, dans notre état d’esprit habituel, nous r ne pouvons contribuer en rien à la création de l’homme A ’«’’ rédempteur, c’est pourquoi nous nous haïssons nous mêmes lorsque nous sommes dans cet état d’une haine ’ qui est la source de ce pessimisme que Schopenhauer ’, dut enseigner de nouveauà notre époque, mais qui u existe depuis qu’il existe un désir de culture. La source « de ce pessimisme, mais non point son épanouissement ; son assise inférieure en quelque sorte, non pas son K faîte ; son point de dé part, non point son aboutissement, car, un jour, il nous faudra apprendre à détester quel-, que chose d’au’tre et de plus général, non point seules ·i iii’“’ment notre individu et sa misérable’l’imitation, ses · vicissitudes et son âme inquiète, -le jourpoù nous nous Q trouverons dans cette condition supérieure, ou nous aimerons aussi autre chose que ce quenous pouvons ’aimer maintenant. · A ~ È.— A ·V