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Page:Nietzsche - Ainsi parlait Zarathoustra.djvu/467

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Chemnitz sous le titre : « Ainsi parlait Zarathoustra. Un livre pour tout le monde et personne » (1883). La seconde et la troisième partie parurent en septembre 1883 et en avril 1884 sous le même titre, chez le même éditeur. Elles portent sur la couverture, pour les distinguer, les chiffres 2 et 3. — La première édition complète de ces trois parties parut à la fin de 1886 chez E. W. Fritsch à Leipzig (qui avait repris quelques mois avant le dépôt des œuvres de Nietzsche), sous le titre : Ainsi parlait Zarathoustra. Un livre pour tout le monde et personne. En trois parties (sans date).

Nietzsche fit imprimer à ses frais la quatrième partie chez C. G. Naumann à Leipzig en avril 1885, à quarante exemplaires. Il considérait cette quatrième partie (le manuscrit portait : « pour mes amis seulement et non pour le public ») comme quelque chose de tout à fait personnel et recommandait aux quelques rares dédicataires une discrétion absolue. Quoiqu’il songeât souvent à publier aussi cette partie il ne crût pas devoir le faire sans remanier préalablement quelques passages. Un tirage à part de cette partie, imprimé en automne 1890, lorsque eut éclaté la maladie de Nietzsche, fut publié en mars 1892 chez C. G. Naumann, après que tout espoir de guérison eut disparu et par conséquent tout possibilité pour l’auteur de décider lui-même de la publication. En juillet 1892 parut chez C. G. Naumann la deuxième édition de Zarathoustra, la première qui contint les quatre parties. La troisième édition fut publiée chez le même éditeur en août 1893.

La présente traduction a été faite sur le sixième volume des Œuvres complètes de Fr. Nietzsche, publié en août 1894 chez C. G. Naumann à Leipzig par les soins du « Nietzsche-Archiv ». Les notes bibliographiques qui précèdent ont été traduites d’après l’appendice que M. Fritz Koegel, a donné à cette édition.

Conformément au désir exprimé par le « Nietzsche-Archiv » de Weimar nous avons donné une version aussi littérale que possible de l’œuvre de Nietzsche, tachant d’imiter même, autant que possible, le rythme des phrases allemandes. Les passages en vers sont également en vers rimés ou non rimés dans l’originale.

Nous avons renvoyé à cette place quelques notes relatives à la traduction :

page 8, ligne 6. du b. : Je vous enseigne le Surhumain — Uebermensch, übermenschlich. Nous avons substantivé l’adjectif surhumain, les termes de surhomme, superhomme qui ont été employés quelquefois, ne nous semblant pas propres à être introduits dans la langue française. Un des chapitres des Modern Painters de John Ruskin s’intitule