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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/99

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L’ŒIL DU MAÎTRE.


qu’on dit malade d’un satyriasis incurable.

Célestine. — Et qui, depuis un mois à peine qu’il vient céans, a déjà fourbi tous les culs de la maison ; il est homme à ne pas avoir épargné même celui de la vieille Pétronille.

Madame Durut. — Je réponds du moins du mien. Mais quelle rage ! Quant à Célestine, il est clair qu’elle y a passé !

Célestine. — Eh ! mais, sans doute, tout comme une autre. Un jour, il m’en contait ; la fantaisie me prend de voir en quoi pouvait consister sa recommandable maladie. Ce caprice me mit en connaissance avec un engin d’une espèce tout à fait nouvelle pour moi. Figure-toi la dureté du fer, neuf ou dix pouces de fût, mais si peu, si peu de diamètre ! Une manière de cerise fort étranglée dans son rétif prépuce couronne ce bel objet…

Madame Durut. — Je croyais que, pour continuer la description en termes de l’art, tu allais, après fût et diamètre, nommer le gland-chapiteau, et compter les pouces par modules. Depuis que nous sommes jusqu’au con dans l’architecture, on nous excède de ces mots techniques.