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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/98

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LES APHRODITES


transports qu’il me témoignait, que tu devais être une excellente jouissance…

Madame Durut (interrompant). — Je m’en pique…

Célestine (l’interrompant). — Mais que tu lui en imposais.

Madame Durut. — Le pauvre garçon ! Il est bien trop bon d’avoir peur de moi ! Qu’il vienne, je lui ferai connaître qu’on m’apprivoise assez facilement, et que les gens qui parlent par sept ont le plus grand droit de tout oser avec leur très-humble servante. Mais poursuivons notre besogne : combien d’abonnements reste-t-il encore à faire payer ?

Célestine. — D’abord celui du commandeur de Palaigu.

Madame Durut. — Qui ? ce grand jeudi[1]

  1. Chez les Aphrodites on nomme jeudis ces messieurs qui, tout au moins partagés entre l’œillet et la boutonnière (c’est-à-dire, une fois pour toutes, le cul et le con), avaient pour jour de solennité le jeudi, en l’honneur de Jupiter, le Villette de l’Olympe, comme tout le monde sait. Les femmes qui avaient la complaisance de se prêter au goût de messieurs les jeudis étaient connues sous le nom de Janettes (de Janus), à cause de leur double manière de faire des heureux. Les amateurs de ces sortes de femmes se nommaient en conséquence Janicoles. Les Andrins, en petit nombre, étaient ceux qui, ne faisant cas d’aucun charme féminin, ne fêtaient que des Ganymèdes.