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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/727

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VAUT-IL MIEUX ÊTRE SAGE ?


vient apparemment de passer dans l’Élysée), sir Henry, disons-nous, cherche des yeux, parmi la troupe folâtre, sa chère Zéphirine, et ne jouit point encore du bonheur de la revoir. Mais il doit préalablement avoir un moment d’entretien avec Nécrarque qui descend en sa faveur de son char aérien. Elle est vêtue à la grecque, du plus fin linon blanc, parsemé de paillons et bordé de riches franges d’or. Un plastron carré, rayonnant de pierres précieuses, décore son buste ; sur sa tête elle porte une toque de déesse, où brillent sept étoiles de diamants surmontées d’un panache de fleurs. La troupe des ombres heureuses trace autour d’elle, à quelques pas, un demi-cercle dans lequel se sont avancées seulement deux nymphes ; à ses côtés et par derrière, deux petits êtres masculins, en guise de pages (ce sont des camillons de l’hospice), supportent de loin l’immense queue d’une mante verte richement brodée d’or.

“ Eh bien ! sir Henry, dit alors la fée d’un ton naturel et gai, sans déroger à la dignité, nous nous retrouvons encore… „ Le pauvre diable, interdit, ne sait que répli-

  IV.
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