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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/726

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LES APHRODITES


senter un ravissant essaim d’ombres heureuses. Elles ont l’air aussi de prêter à l’ascension du baronet le plus obligeant intérêt et de lui témoigner toute la joie qu’inspire à de belles âmes la délivrance d’un innocent opprimé. C’est du moins ainsi que l’Anglais, dans la crise qui l’égare, interprète les ris et les mouvements convulsifs qu’occasionne dans le temple la ridicule apparition d’un sot, emmaillotté, la face mouillée d’une ablution qui fume encore, mais du reste transi dans ses langes humides.

Dès qu’il est au niveau de la plate-forme (d’où les garde-fous ont déjà disparu), l’ouverture se referme, et la caisse sépulcrale se trouve reposer sur une estrade exhaussée de quelques marches, qui ne ressemblerait pas mal à un petit catafalque, si le tapis de velours qui le recouvre était noir et bordé de cierges, au lieu d’être vert et garni, le long des marches, de deux rangs de coussins de satin lilas. Cependant notre prétendu mort (qui n’est pas encore trop sûr de ne l’être pas, et qui du moins se croit tout de bon au sombre séjour, où du Ténare il