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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/678

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LES APHRODITES


je n’ai pas voulu quitter Malte, et me suis engagé par des vœux…

Zaïre (agitant gaiement le boute-joie). — Dont tu observes bien surtout le vœu de chasteté. (Elle lui jette vivement un baiser, pour le consoler de cette épigramme.)

Le Commandeur. — On fait bien de m’apaiser. J’écoute.

Zaïre. — Tout bien considéré, je ne me sentis nullement capable de supporter le joug du mariage. “ Dans ce cas, me dit ma bonne tante, il convient que tu t’empares de ton tuteur. Fais qu’il t’aime. Une fois que tu l’auras subjugué (je t’aiderai pour cela de mon expérience et de mes conseils), il ne pourra t’empêcher d’être ta maîtresse. „

Le Commandeur. — On ne peut mieux raisonner.

Zaïre. — La Gaudissonnière m’eut à peine vue, que la tête lui tourna. Pour couper court, je te dirai que, d’après l’excellente politique de ma peu scrupuleuse tante, j’ai fait à mon tuteur, un bout de temps convenable, l’intéressé sacrifice de mes premières grosses faveurs, au prix que je serais désormais parfaitement libre ; que,