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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/672

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LES APHRODITES


soupirs dont tu avais l’enfance d’être touchée jusqu’aux larmes.

Zaïre. — Ah ! mon cher ! si j’avais su ! j’aurais tout culbuté, tout brisé dans l’appartement et je t’aurais bien forcé de me châtier tout de bon, au lieu de t’en tenir à la menace.

Le Commandeur (souriant). — À neuf ans, friponne !

Zaïre (gaiement). — Il me semble, mon bon ami, que je n’en serais pas morte… Mais, parlons-en encore… Qui nous aurait dit qu’un jour… (Le baiser dont elle coupe cette phrase rend au commandeur tous ses feux… Il recommence à limer.) Ah ! oui… oui… mon toutou… (Elle seconde.) Donnons-nous-en bien, pendant que nous y sommes. Réalisons de plus en plus ce brûlant sacrifice que t’a déjà offert ma brûlante imagination depuis que j’ai appris quel encens peut être agréable à ce dieu qui me pénètre, et dont tu me faisais autrefois un épouvantail.

Ce petit bavardage n’a pas empêché Zaïre de jouer des hanches à ravir. Ces douceurs ont encore excité l’ardeur de l’amoureux