Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/542

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
168
LES APHRODITES

La Durut. — Je vous prends au mot.

La Comtesse (un peu grise). — Et je prétends que, dès demain, ton lugubre baronet me prenne à la motte !

La Durut. — Ce sont vos bonnes et belles affaires. Pourvu que ma spéculation arrive à bonne fin…

Cet original entretien est interrompu par le café. Dès qu’on l’a pris, on se lève. Le marquis, tout en train de sa petite Violette, la fait venir encore dans un lieu secret, prend avec elle des arrangements fixes et lui donne, sur nouveaux frais, une preuve de son lubrique engouement. En même temps, Sa Grandeur, la tête échauffée, mais le reste ne l’étant pas, a le caprice de faire représenter sous ses yeux une saturnale. Elle est aussitôt exécutée par les servantes de l’hospice, avec ces mêmes robustes valets qui avaient l’honneur de servir madame la comtesse le jour de la station de Fringante avec Trottignac. Le Pot-de-Chambre est ici la maîtresse de ballet, et s’y distingue par un savant pas de deux avec le chef de cuisine. Le détail de ces grossiers ébats ne vaut pas la peine que l’on se donnerait à les décrire. Ils font cependant sur l’engourdi