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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/462

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LES APHRODITES


ne plaise, Célestine, que tu m’avilisses dans ton esprit au point de me comparer avec de tels frères ! Je ne suis pas plus dépravé, moi, que tant de dieux et de héros pour lesquels on a, comme de raison, assez d’indulgence. Alcibiade, Sporus, Narcisse, Antinoüs, le jeune César, pour ne pas parler des modernes, n’ont point déshonoré comme jouissance leurs capricieux adorateurs. Mais ce qu’il y a d’odieux, même parmi nous, c’est quand un président Fauxconnin vient céans en partie fine avec un abbé Cudard, et reçoit le mouchoir après l’avoir jeté ; c’est quand on vient à savoir que messieurs Déviant, Gitonard, Cognebran et Foirigny se sont permis une petite orgie à laquelle pas même les camillons ne furent admis !

Célestine. — Oh ! parbleu ! il me semble entendre parler ma sœur. Quand ces vilains nous tombent sur les bras, elle est furieuse.

Le Vicomte (s’animant). — Ou je perdrai tout à fait le peu de crédit que je me flatte d’avoir dans l’ordre, ou l’on y sera délivré de cette peste. Oui, Célestine, je sol-