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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/459

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PASSE POUR CEUX-CI !


veux, tu vas, s’il te plaît, me résoudre un problème ; mais sans compliment… la vérité, mon cher.

Le Vicomte[1]. — De quoi s’agit-il ?

Célestine. — Avec qui, de Belamour ou de moi, cela t’a-t-il fait le plus de plaisir ?

Le Vicomte. — Avec tous deux.

Célestine. — C’est une réponse normande.

Le Vicomte. — Point du tout. En lui faisant, je l’aimais mieux que toi ; avec toi, tu me plaisais davantage.

Célestine. — Mais le sexe…

Le Vicomte. — Il n’y a point de sexe : il n’y a que des formes et de l’électricité[2]. Que m’importe qu’au revers de cet enfant charmant il y ait une prolongation, et qu’au

  1. Cette dissertation est, d’un bout à l’autre, une satyre amère de l’horrible goût des andrins. Culigny, quoique mitigé, janicole en un mot, n’est pas moins ridicule. On pourrait dire que les vilains andrins sont les jacobins de la galanterie ; que les janicoles en sont les monarchiens-démocrates ; les francs adorateurs du beau sexe sont conséquemment les royalistes de Cythère. Vivent ceux-ci ! Puissent les seconds rentrer dans la bonne voie ! Périssent les sans-culottes et ceux qui les font aller cul nu !
  2. Détestables paradoxes, d’un bout à l’autre de la tirade.
  III.
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