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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/411

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EST-IL POSSIBLE ? POURQUOI NON ?


assurée que le funeste comte n’y fût plus. C’était pour vérifier le fait que Durut, comme la colombe de l’arche, avait pris l’essor.

Voici ce qui s’était passé : le baron de Widebrock[1], qui n’avait plus trouvé de logement à son ancien hôtel, s’était rabattu dans celui que madame Durut fait tenir, pour son compte, par une de ses sœurs. La première chose qu’on lui apprit, quand elle mit le pied chez elle, fut que le baron était au lit, malade d’une blessure récente, mais peu dangereuse ; qu’en revanche il avait pitoyablement traité son adversaire, et celui-ci c’était… le comte de Scheimpfreich. Ces messieurs avaient fait connaissance dans une de ces agréables maisons dont Paris abonde, qui sont ouvertes aux étrangers riches, et où sont les amorces de l’amour et du jeu, et sont finement cachés tous les hameçons de l’escroquerie. Allemands et chapitrables[2], Scheimpfreich

  1. Celui-ci (sans doute on s’en souvient) est ce fieffé buveur que madame Durut renvoya de la pension pour avoir brutalement mis à mal de petits servants de l’hospice.
  2. C’est-à-dire en état de prouver, à la rigueur, seize
  III.
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