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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/225

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EH BIEN ! JE RESTE.


cendies… N’ont-ils pas voulu piller un de mes châteaux !

Madame Durut. — S’il avaient cette fatale envie, serait-ce votre absence qui la leur ferait passer ?

La Marquise. — Ils ne m’égorgeront pas, du moins…

Madame Durut. — Ah ! leur fureur n’a point encore été jusqu’à tuer les jolies femmes ;… violer, peut-être,… tout au plus.

La Marquise. — À la bonne heure ; on n’en meurt pas. Il est vrai que mes sœurs ne m’encouragent guère à venir les joindre. Elles me mandent que dans cette Allemagne on n’est ni logé ni nourri, et qu’elles s’ennuient comme des marmottes. On n’est pas jour et nuit dans son boudoir… Mais c’est l’affaire de quelques mois.

Madame Durut. — Tout le monde n’est pas de cet avis.

La Marquise. — Le chevalier de Belespoir m’écrivit la semaine dernière qu’avant la fin de l’été tout le monde serait rentré chez soi, vainqueur, triomphant et paisible…