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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/175

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L’HABIT NE FAIT PAS LE MOINE.

Trottignac. — Mieux que cela, sandis, ou je crève ! Je n’ai rien pris depuis mon déjeuner, je me sens un appétit de loup.

Célestine. — Eh bien ! tout ce que monsieur ordonnera. Suivez cet enfant, monsieur ; on vous laissera reposer jusqu’à demain ; vers midi, l’on fera demander de vos nouvelles.

Trottignac. — Mademoiselle, épargnez-moi d’avoir davantage affaire à ces maroufles de commis, de visiteurs…

Célestine. — Cette corvée est faite : ce sera tout autre chose désormais. Allez.

Trottignac. — Pour que ma fortune fût complète, il faudrait qu’une aussi charmante friponne que vous eût la bonté de la partager.

Célestine. — Rien que cela ! Vous allez grand train, monsieur de la Garonne. Allez en paix ; on vous donnera ce qu’il vous faut…

Trottignac se retire à petits pas, se retournant plus d’une fois pour revoir la belle Célestine.

Célestine (seule). — Voyez un peu ce pied-plat !