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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/129

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OÙ EN SOMMES-NOUS ?


cher l’idée de chevaliers français à des matamores en moustaches, costumés à la diable, et se donnant comme exprès une tournure de mangeurs de petits enfants ! J’avoue que j’ai vu, par contre, la plus agréable jeunesse et des individus qui seraient délicieux ailleurs. Mais dans ces foyers où du matin au soir on les travaille dans le sens de leur destination, les plus aimables ont sur l’article des femmes un air de désintéressement… qui m’a réduite, en un mot, à revenir exprès à Paris chercher un être à ma fantaisie, et que je puisse à mon tour travailler selon mes projets. Je ne veux pas d’un compagnon de voyage efféminé, suspect d’aucun genre de mollesse.

Madame Durut. — Celui que vous verrez est brave comme son épée. Quoiqu’il ait un grand air de douceur, il n’en a pas moins couché déjà sur le carreau deux fendants, dont l’un était le meilleur écolier de mon cousin[1].

La Marquise. — Ce n’est pas non plus un tapageur qu’il me faut.

  1. Ce cousin est apparemment quelque fameux maître d’escrime que nous n’avons pas l’honneur de connaître.