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8 12 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

traits mêmes de son visage. Il est permis de tout attendre d'un

comédien qui tantôt fait preuve de tant d'invention et de luxe

et tantôt peut atteindre à tant de simplicité.

J.S.

« *

ODÉON.

L'Odéon continue à être le théâtre où l'on travaille le plus. Il y est entrepris des tâches héroïques ; la moins méritoire n'était pas de nous donner La Mort de Sénèque de Tristan l'Her- mitte. Non qu'une telle pièce mérite de rester au répertoire ; elle est hésitante, mal charpentée et souvent verbeuse. Elle ne vaut que par de beaux détails ; mais elle fait à bon droit partie d'une série de représentations qui veut résumer l'histoire théâtrale du dix-septième siècle. Sans doute trouverait-on, dans l'œuvre de Robert Garnier, des pièces plus dramatiques; et dans les Bergeries de Racan ou même dans le Pyrame et Thysbé de Théophile, de plus beaux vers ; mais par une étroite parenté de sujet avec Britannicus, le choix de la Mort de Sénèque était heureux. Et le public, le bon jeune public des jeudis n'a pas paru s'ennuyer du tout.

En matinée aussi, et une seule fois, VEcole des Ménages de Balzac. C'est trop peu pour une œuvre qui devrait devenir aussi populaire que l'est, dans le roman, le Père Goriot ; mais, comme fait Antoine, en ne la perdant pas de vue, en la ramenant à l'affiche de temps en temps, on finira bien par l'imposer à l'affection du public. J. S.

LECTURES

LE PORCHE DU MYSTÈRE DE LA DEUXIÈME VERTU, par Charles Péguy.

On n'analyse guère un livre comme le Porche ; on P analyse plus

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