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NOTES 637

lecteurs vulgaires — et je ne pense pas seulement aux lecteurs ouvriers ! — ne verront que les côtés bas dont ils riront ou seront choqués selon leur caractère ; ils n'en saisiront pas la haute portée philosophique et humaine. "

M. Emile Guillaumin termine cette étude clairvoyante et tendre par un portrait de Philippe ; et voici sa conclusion :

" Le buste de Bourdelle que l'on va placer sur sa tombe conservera pour ceux du pays la mémoire de ses traits. Et peut-être ceux-ci comprendront-ils que le petit Philippe méri- tait mieux que la simple appellation de "bon garçon" qu'ils voulaient bien lui accorder. Certes, ils n'apprécieront pas, sauf exceptions très rares, l'étiage exact de sa valeur. Cependant, ce témoignage posthume d'admiration de ses amis parisiens et autres leur fera sans doute soupçonner que, par ailleurs, le petit Philippe était jugé très grand. "

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Dans La Vie Intellectuelle, du 15 septembre, M. Georges Rency évoque Charles-Louis Philippe, le " Philippe d'avant Bubu", qu'il a connu. Il nous fait savoir que Philippe, à dix-huit ans, admirait beaucoup ses vers, qu'il cite avec com- plaisance. Il est vrai qu'à cette époque, l'auteur de Marie Donadieu écrivait des poèmes incertains, dans le goût de celui-ci :

Salon vide Attente

Houle et moindre à Téclat... En le salon nanti De verts, dans T ombre seule où se mirent des voix, Le deuil fourvoie de tor, — en le salon blotti... Des frissons d'ailes se posent à blanches fois.

De vêpres et de soucis où le deuil se dressa, Et de soucis à lents pas doux de mon cœur grave. Et de vêpre couché dans le ciel qui passa, Il abonde des voix en d'airs que le ciel cave.

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