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492 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

dans son intégrité, la noble pensée d'E. Carrière, tâche à laquelle il a apporté infiniment de piété et de délicatesse. M. Schneegans fait précéder sa traduction d'une courte et très pénétrante étude sur Carrière, peintre. Nous en détachons les quelques passages suivants :

" ...Nous sommes en présence de l'œuvre d'un grand artiste qui, doué d'une sensibilité toute moderne, infiniment délicate, interprète d'une façon toute personnelle les principes de la tradition classique et tend à l'expression de ce qu'il y a de plus général dans l'homme, en renonçant délibérément à tout détail épisodique et inutile...

L'Art n'est pas pour Carrière le jeu des lignes et des formes, c'est la lutte austère et héroïque à la recherche du groupement expressif qui synthétise les aspects éternels de la vie...

Cette recherche d'unité et d'harmonie qui est propre à tout artiste sincère est devenue pour Carrière une raison de vivre. L'Art et la Nature ne sont pas pour lui deux domaines dis- tincts. L'Art est un prolongement de l'activité créatrice de la Nature ; obéissant aux lois de la Nature, l'Art doit rendre sen- sible et résumer la vie intime de l'homme, ses joies et ses souffrances, ses luttes et ses aspirations."

��Henri Alies.

��REVUES

��CHARLES DICKENS ET SES AMIS.

L'approche du centenaire de Charles Dickens, qui sera célébré en Février prochain, multipUe dans les périodiques anglais les études critiques ou documentaires sur l'œuvre et la personnes du grand romancier.

Dans le N" de Septembre du Magazine illustré Nash's, M. Alfred Tennyson Dickens, l'aîné des fils survivants de l'écrivain, donne un long article intitulé : My faiher and his friends. De son père à l'âge de cinquante ans, il trace le portrait suivant :

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