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COVENTRY PATMORE 4I7

En 1891, la maison de Hastings changea de proprié- taire, et bientôt, Patmore dut céder la place au nouveau maître. Il alla s'installer à Lymington, ville de résidence qui relève de la grande banlieue de Southampton, triste métropole. Les Patmore louèrent là une villa sombre, un peu à l'écart, et trop grande, " The Lodge. " Tennyson était alors presque leur voisin. Des amis essayèrent de les rapprocher. Ils s'écrivirent, mais tous deux étaient trop âgés pour renouveler la trop ancienne amitié. Les deux amis de Patmore les plus intimes furent alors Alice Thompson Meynell et Francis Thompson. Alice Thomp- son avait publié son premier recueil. Préludes^ en 1875 et Patmore l'avait encouragée. Mais il ne la connut bien qu'en 1892, alors qu'elle avait épousé Wilfrid Meynell. Presque toute la vie quotidienne de Patmore, états d'es- prit, rêveries etc, est dans les lettres qu'il écrivit de Lymington à M™* Meynell.

Tennyson mourut en 1892. Patmore ne put assister aux funérailles, sa carte d'invitation lui étant parvenue trop tard.

Il fut bientôt question de remplacer le Lauréat mort. Et pendant que Patmore demandait qu'on nommât une Lauréate en la personne d'Alice Meynell, quelqu'un prononça le nom de Patmore à l'oreille de M. Gladstone.

  • ' Coventry Patmore ? il y a longtemps qu'il est mort, "

répondit le Grand Vieillard. Il n'avait aucune chance : comme catholique d'abord — et puis il n'était même pas populaire chez les catholiques ! Puis, sa gloire, absolument anormale : d'un côté, U Ange dans la Maison^ délices an- ciennes de la petite bourgeoisie ; de l'autre UEros inconnu^ le livre obscur, mystérieusement adoré par une coterie de

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