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Chacun de nous comprend d'emblée et sans effort,
Ce que ne comprend pas ce grand vieillard lucide,..

Des fils souples, brillants comme les fils de la Vierge,
Au matin de nos vies sont tendus entre nous.
Y entends dans les préaux les voix mêlées, le bruit
Sous le pas des amis, du gravier des lycées ;
La récréation dans le froid de l’hiver.
Et les rires pendant les jeux et les querelles.
Je vois les jeunes gens qui parlent en marchant,
Je vois leur groupe étroit dans la large campagne.
Et leurs gestes au bord des quais ;
Quand vient le court jeudi ou l'éclatant dimanche.
Au printemps, je les vois ramer sur la rivière.
Ou s’étendre dans Vherbe en discutant des choses.
Ou se réjouir d'aller très loin dans la forêt...
Fraîcheur de la pensée sur les jeunes visages.
Beauté des fraîches voix montant sous les grands chênes
Du jeune groupe humain dans la vieille forêt.
Quand par ses grands éclats la troupe raisonneuse
Effraie dans les taillis ou au bord des étangs
La horde sans pensée des cerfs adolescents.

Nous nous sommes baignés au Moulin de Doyer
Et nous avons goûté près du Trou-aux-Mésanges.
(O goûter, goût du fruit qu'on prend avec le pain !)
François nous a conviés chez lui à l'Abbaye,
La maison longue et basse aux nombreuses fenêtres.
Avec beaucoup de lits pour beaucoup de cousins.