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Français au beau visage, élevés par leurs mères.
Qui, d'abord, ont grandi, sérieux et sans hâte.
Dans leurs larges maisons qu'entoure un clos feuillu.
Pieux garçons comme moi, dès l’enfance exercés
A assister le prêtre et a servir la messe.
Et puis qui ont quitté, quand ils ont été grands,
La mère intelligente et le père économe
Pour venir à Paris achever leur esprit…
Ils ont de la raison et de bonnes manières.
Beaucoup de politesse et beaucoup de chaleur ;
Ils ont su le latin et la géométrie.
Et, mêlant ce qu’ils ont respecté dès l'enfance
A ce quils admiraient sur les bancs du lycée.
Joignent curieusement dans leur vingtième année.
Garçons religieux troublés par leurs études.
Des vénérations à de l'incertitude.


IV


Pourquoi m’as-tu quitté, le premier, plus austère
Ou malade déjà, ou déjà mûrissant
Et moins neuf que nous à la joie de la terre,
O mon plus cher ami, mon aîné, mon parent ?

Ma douceur se mêlait si bien à ta franchise
Et mon impatience à ta tranquillité.
Mes vifs pressentiments à ta lente maîtrise
Et mon adolescence à ta virilité !