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Et je suis tout joyeux et plein d’inquiétude
Et de vous bien comprendre et de vous ignorer.

Votre âme est la maison que l’on n’a jamais vue
Et ou l’on croit, pourtant, avoir vécu jadis.
On ny est pas surpris du timbre de l’horloge ;
On sait que l’escalier mène à de belles chambres.
Mais on tourne en tremblant la clef dans la serrure.
Et c’est le cœur battant qu’on pousse les volets.
Si la chambre, au moment qu’y entre la lumière.
Apparaissait soudain moins heureuse et moins belle
Quon ne le présumait lorsque l’emplissait l’ombre ;
Si, d’abord accueillante, elle allait être hostile
Et si son charme à quoi le cœur était sensible.
Allait s’évanouir d’un coup dans la clarté !


II


Mes amis, de vos cœurs je fais la découverte.
Je voudrais lentement la poursuivre, et jamais
Ne pouvoir l’achever, et pourtant je voudrais.
Avide, pénétrer d’un bond votre âme ouverte.

Source, au fond de ton eau est tombée mon image.
Et il faudrait d’un trait
Que ma soif t’épuisât pour toucher mon visage
Dont je vois le reflet !

Mais je voudrais aussi te conserver entière.
Source, sans te tarir jamais.