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��POEMES

��L'HIVER

��Je, singulièrement animé à chérir ce qui, aimable, n'est pas aimé, entre toutes saisons le plus aime l'hiver, et poursuivre ce sens de la pâleur Trophonienne sur sa face. Non point la mort, mais plénitude de la paix ! L'obscure nue qui tient le monde enveloppé a moins les caractères des ténèbres et du froid que ce n'est chaleur et la lumière assoupies, — entretenant une haleine correspondante avec la naissante moisson qui doucement respire sous son édredon de neige. Rien aux champs, rien au jardin, qui, dûment considéré, ne contienne en assurance la substance des choses espérées au Printemps et le témoignage à l'été. Vienne le jour plus chaud qui amollisse la terre pénétrée, le chèvrefeuille, pressé de la douceur de vivre et méprisant avec la traverse des frimas la loi du temps, pousse une toute petite feuille, un petit brin au hasard. Souvent dans les recoins abrités, comme une personne en son repos qu'on dérange à la première heure, primevère ou violette s'éveille toute drôle et croit que c'est

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