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COVENTRY PATMORE 29 1

et qu'il avait commencé d'écrire en avril 1850 ^. C'étaient deux fragments de ce qui allait être " The Angel in the House."

Dans tout ce livre de 1853, le poëte semble avoir sur- tout essayé des rythmes, et cherché celui qui conviendrait le mieux au grand poëme qu'il projetait. Il avait enfin choisi le quatrain octosyllabique rimé :

Un hymne aux notes claires comme d'un oiseau. Pour réveiller ce temps à la voix engourdie Avec des rapsodies de paroles parfaites Réglées par le baiser alterné des rimes ;

rythme monotone, facile à parodier, et peu fait, semble-t- il, pour les grands élans lyriques. Mais c'est comme le bruit d'un ruisseau : bientôt l'oreille exercée distingue des modulations exquises dans cette apparente monotonie, la même corde rend mille sons différents, et les rimes sonnent clair comme des cloches.

Les années qui suivirent furent consacrées à la compo- sition de ce poëme. Dans l'enthousiasme de la création. Patpiore parlait d'une sorte d'épopée moderne, du poëme erotique par excellence, etc., et projetait six chants. On s'est servi contre lui de ces paroles dites à la légère, et plusieurs critiques de Patmore semblent avoir l'impres- que " L'Ange dans la Maison " (de même que " L'Eros Inconnu ") est un poëme inachevé. Un peintre peut fort bien parler de faire un tableau sur une toile de grandes dimensions, et ensuite, décider qu'une toile de grandeur moyenne suffit aussi bien. Dira-t-on que le tableau est

  • Cf. " Prae-Raphaelitc Lettcrs and Diaries."

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