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COVENTRY PATMORE 283

s'en sont mêlés, à ce début du XX™* siècle : Basil Champneys voit dans ces premiers poëmes l'influence de S. T. Coleridge, et Edmund Gosse celle d'Elisabeth Barrett.

Quand on rassemble à tant de gens, on est bien près d'être original. Il n'y avait pas à hésiter, pour- tant : l'homme qui écrivait :

The bées boom past, white moths rise Like spirits from the ground,

(" Le vol des abeilles tonne ; des phalènes blanches se lèvent — Du sol comme des esprits,") était un poëte. Heureusement, des lettrés le sentirent, et spontanément écrivirent au jeune poëte : Bulwer Lytton, John Forster. Lady Blessington demande à P. G. Patmore de lui amener de son fils, Horace Smith envoie ses félicita- tions au " jeune barde." Ces louanges flattaient beaucoup la fierté paternelle de P. G. Patmore, et dix ans plus tard il citera avec gratitude les lettres reçues à cette occasion. Mais d'une manière générale, l'impression resta, que le premier livre de Coventry Patmore avait eu une mauvaise presse. Même Aubrey de Vere répète sottement ce bruit, sans s'être donné la peine de le vérifier. En réalité, il y eut, dans les revues, plus d'éloge que de blâme. Mais aujourd'hui qu'importe ?... Avec cette publication des premiers vers de son fils, P. G. Patmore couronne et achève son œuvre de père et d'éducateur. Pensons à lui avec gratitude : il a rendu heureuse l'enfance de notre poëte. Aimons en lui cette délicatesse, ce toucher juste, cette profonde connaissance d'un cœur d'enfant poëte. Pour moi, je refuse de

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