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L ODE A LA FRANCE DE GEORGE MEREDITH 187

Elle^ qui d'un geste divin repoussa les morts

dont les vivants sont alourdis ; qui tendit

résolument son doigt en avant^

qui marcha vers la porte obscure

de ce que la terre na pas tente encore^ elle qui entonna le chant

de délivrance^ et au nom de r Humanité fit lever les visions audacieuses ! Elle serait donc aussi à demi pourrie de péché^ sainte à la fois et courtisane ! Impossible. Son étoile a disparu dans une éclipse^ le cri de la folie sort de ses lèvres. Nous voyons les lambeaux de la France^ rien de plus. Il y a là une horrible convulsion^ un fracas étouffe^ comme d'un homme qui dispute au linceul sa liberté.

��III

��N' attendes pas de jaillissants rameaux

du vieil arbre abattu.

Regardez là-bas^ ou. profondément dans le sang et la fange

un noir tonnerre laboure le soly et y sème la ruine ; c'est la

France : toujours frémissante comme une lyre^

mais écrasée^ en proie à la discorde qui émiette^ par un coup soudain et semblable aux hordes des démons livides qu'un coup inéluctable du Ciel abat. Est-ce donc là la France ?

Les yeux brillants qui faisaient jaillir le bonheur^ les lèvres fines faites pour le rire et le baiser^ cette poitrine que gonflaient les soupirs de l'humanité^

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