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l'ode a la FRANCE DE GEORGE MEREDITH 185

dans les vers sur la force, vers où Kipling reconnaîtrait ses constants principes : " La Force est fille des humbles vertus^. . . des années modestes^. . . c'est la dot du père à son fils" ce bon sens essentiellement anglais achève de nous faire accepter l'hommage rendu par Meredith à notre race. C'est une nuance à marquer. Il ne nous déplaît pas que Meredith, pour nous louer, se doive séparer de la masse absurde des critiques puritains de l'ère vic- torienne. Il nous plaît davantage de constater que, par dessus l'inintelligence de ces industriels de magazines, il se montre en communion avec la vraie tradition de l'Angleterre saine et joyeuse.

Pourtant, après 40 ans, il faut bien dire que la France n'a pas exactement rempli tout ce qu'attendait d'elle la confiance de Meredith. Nous n'avons pas repris Strasbourg et Metz ; il est vrai que nous les gardons. Mais dans l'or- dre de l'esprit, quelque beaux efforts que nous fournissions, il semble que leur nombre même et leur énergie empêche de voir se dessiner un grand mouvement souverain. Il est permis de penser que ce mouvement, c'est notre généra- tion qui le verra. Souvenons-nous donc qu'en décembre 1870, Meredith l'avait prédit.

M. P.

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