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��POEMES EN PROSE

��Non, je ne suis pas curieux de ce qu* Aujourd'hui m'apporte. Sans mépriser, mais sans avancer les mains, sans me détourner, mais regardant avec indifférence.

Voilà, je laisse passer, je laisse se perdre.

Jours où je ne sais rien aimer, où de vous tous je ne sais en aimer aucun ;

et certes je ne m'aime pas moi-même davantage. Jours où la figure humaine décourage.

Et l'ami le plus cher peut bien être là qui me parle, je ne résonne pas à sa voix.

Il parle, je suis muet tout entier ; j'observe, durant qu'il me parle, comme il a l'air assuré de moi.

— Tu t'approches et souris, c'est en vain, en vain tu m'as pris par l'épaule.

Ne me provoque pas ainsi à la fraternité !

Et vous, ma mère, qui venez, sans raison que votre tendresse et pour m'engager à une caresse, m'embrasser, ce n'est pas que mon cœur vous soit contraire...

Qu'il est amer de vous renvoyer sans rien.

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