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LE MÊME BAISER


I


Ton cou blanc se penche. Une fraîche bouche
Qui effleure de moins en moins ma bouche
S’y pose ! lèvres closes.
Je savoure sans un soupir et sans un souffle.
Lorsque toutes
Mes fibres se raidissent,
Et quand j’atteins au plus subtil délice,
Sans pitié tu poses
Ta plus douce bouche close…


II


Comme deux roses
Qu’on appuie l’une sur l’autre
Souples, douces, et fraîches…
Ainsi nos lèvres
Pas entr’ouvertes
Éprouvent le baiser des bouches closes,
— Comme deux roses
Qu’on appuie l’une sur l’autre.