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156 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

de gens, et de ceux qui se croient malins, qui vont à l'Exposi- tion de peinture, visiter les églises, se promener au bois, assister à un cours, s'installer au théâtre, et qui reviennent de tout cela la tête vide, n'ayant rien observé, ne s'étant rien assimilé de ce qu'ils ont vu ; c'est du troupeau qui passe, ça tue le temps, en attendant le dîner, qui est la grosse affaire. Pénètre-toi bien de ce que je te dis là, tu ne seras jamais assez curieux dans le sens où je l'entends, naturelle- ment, et c'est maintenant que les belles curiosités doivent s'éveiller dans ton esprit. Lâchons les singes et causons d'autre chose."...

��CORRESPONDANCE ET ECHOS

Nuwara Eliya (prononcer Niourelia) Ceylan

Au Directeur de la Nouvelle Revue Française

Paris

Monsieur,

Le courrier n'apporte qu'aujourd'hui à vos lecteurs exoti- ques votre numéro du i'"" Janvier :

i" Les Polynésiens n'ont qu'une quinzaine de lettres dans leur alphabet ; aussi est-il inexcusable de se tromper dans leur orthographe si simple : on écrit maori et non mahori.

2° Plus grave. Vous dites : " Lafcadio Hearn est presque le seul à nous renseigner sur le Japon." — Sur aucun pays exoti- que on n'a écrit un nombre de livres aussi considérable que sur le Japon. Vous dites encore : " Nous considérons volontiers ses livres comme des documents. " — Dans cette immense littérature (bonne et mauvaise) peu de livres sont aussi person- nels, aussi subjectifs, aussi peu documentaires que ceux de Lafcadio Hearn.

Veuillez agréer, etc.

M. S.

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