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M. d'annunzio et l'art 9

leurs parents, Sébastien lui-même. La scène se trouve décrite tout au long dans la Légende Dorée. Tant d'humanité et tant d'héroïsme devaient transporter le poète. Hélas ! pour deux cris justes, que de déclamations ! — Nous n'exigeons pas de psychologie d'un genre qui n'en comporte pas : une suite d'images animées, mais qu'elles soient nobles et pures, noblement humaines, purement divines... Rien de louche encore ne les gâte, et pourtant elles n'arrivent pas à nous toucher pro- fondément. Dès ce premier acte si plein d'action, si gros de pathétique possible, commence le "spec- tacle ", et tous les accessoires et tous les artifices de "spectacle", défilent devant nous : rhétorique outrée de la mère, — inutiles oflfrandes des jeunes filles, en rondels gracieux, oiseux, — insistances dans les vœux, redoublement dans les miracles, — sans oublier la foule et sa loquacité confuse autour du préteur " dormant dans sa graisse. " C'est le plus chrétien des quatre actes; il pouvait être beau. " Alors il avoua (le préteur malade) qu'il possé- dait dans sa maison une chambre où était repré- senté tout le système des étoiles et qui lui permettait de prévoir l'avenir... Et S* Sébastien:

    • Aussi longtemps que cette chambre ne sera pas

détruite, tu ne recouvreras pas la santé. " Sur cette indication de Jacques de Voragine, M. d'Annunzio devait s'en donner à cœur joie. Le second acte serait l'acte magique: sibylles, sortilèges, hermétis-

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