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NOTES 877

moment d'entrer dans la ronde. Ils danseront, ils bondiront, ils voleront. Ils ont un sens, cela sufi&t — et tant mieux s'ils choquent l'oreille.

Donc, cette fois, quittant ses livres, Vers les Rouies Absurdes du monde le prophète s'est dirigé. Il rencontrera la nature ; il y puisera quelque apaisement....

" Je suis venu ici avec mes chiens

Mon fusil, mes filets, mes amorces, mes lignes Mais tu as étendu ton grand ciel bleu sur moi Paysage tranquille... "

Mais quoi ? il verra " venir les ingénieurs, et les ouvriers qui les suivent " ; il songera.... C'est en ne songeant plus, en faisant abstraction de toute pensée, qu'il pourra se plaire à la chasse, à la contemplation de l'eau qui coule, à la jouissance du moment : de là les poèmes charmants de la première partie, si délurés, si gratuits, si uniquement descriptifs et qui

n'ont gardé du ton satirique que vivacité dépouillée Hélas !

dans ces vers, dans cette campagne, combien vite rentrera l'homme, occasion d'aimer, de haïr.

Les chênes disent au vent : Loin d'ici, dans les villes Des enfants penchés sur des livres Pensent à nous, rêvent à vous.

Dans une chambre s'use un homme Dont les yeux, les yeux magiques Sauraient seuls regarder nos hgnes Et qui seul connait les mots sans modèles Dont nos racines ont soif.

Nous, cernés par ces flots de moissons égales Nos têtes s'élèvent, s'étalent Pour des bêtas qui s'enlacent Disant toujours les mêmes choses,

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