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872 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

heures moins le quart dans la soirée. Si vous venez, ne serait ce que quatre ou cinq fois par semaine, j'en serai enchantée. J'ai dit " fois, " mais c'est " jours " que j'en- tends ; car, vous le savez, dans ce pays chaque jour a un matin et un soir.

Je suis toujours. Cher Signor Odoardo, Votre très tendre et très dévouée Serena Gaddi

née Bruchi.

M. Talboys à Serena Gaddi.

M'aimez-vous encore ? Si oui, continuez à être la créa- ture la plus heureuse du monde, et que Serena Bruchi demeure la conseillère et l'amie inséparable de Serena Gaddi.

Tel est le meilleur avis, la meilleure preuve d'affection que puisse vous donner

Odoardo.

M. Edward Talboys au Révérend William Talboys.

Mon cher père

Il y a trop longtemps que je ne vous ai vu. Je com- mence à trop aimer l'Italie. Serais-je sûr de rester digne de vous, si je prolongeais mon séjour ?

Ne répondez pas à cette lettre : ce soir même je me mets en route. Adieu, adieu, belle Italie ! mais je vole dans les bras d'un père.

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