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HAUTES ET BASSES CLASSES EN ITALIE 843

Voici la première poésie (tu le sais,les premières émotions de l'amour ne sont qu'à demi sérieuses : ) A Serena Bruchi, Qu'est-ce donc que l'abbé disait Quand je te regardai, jeune fille ? Quelle était son intention (ou la tienne ?) Quand tu touchas par deux fois ton sein ? Sur le moment, je crus que le signe de croix Etait destiné à protéger ce sein de la perte Du réséda ou du bouton de rose qu'il renfermait. Ou de l'améthyste qui l'épinglait. Ou de la dentelle de Bruxelles Portée pour la première fois. Et comme telle (de même que la chair) Bombée plus qu'elle ne devait. Ou, peut-être que le cœur, s'éveillant. Cherchait, comme il arrive, à s'élancer. Le mien, depuis lors jusqu'à cette heure, Ni matin, ni jour, ni soir, n'a été délivré Du mystérieux pouvoir de ton charme. Ah ! dis-moi quand il le sera ?

Teresa Lauretta Bruchi à M. Edward Talboys. Illustrissime Signor Votre vénérée lettre fait un honneur infini à vos très humbles serviteurs, bien qu'en cette faccenda mon mari soit désireux de ne compter pour rien. On nous a déjà fait les propositions les plus belles pour votre bien-aimée Serena, notre fille préférée ; mais quelque chose semblait nous dire que nous devions attendre votre Illustre

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