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LA NOUVELLE SORBONNE 699

Ce que je ne puis pardonner au livre d'Agathon c'est le pullulement de sottises qu'il a provoqué dans la presse quotidienne. Je me méfie des gens qui lui font son succès. Agathcn nomme ses adversaires, MM.Durkheim, Lanson et Seignobos. Il s'attaque à leur œuvre. C'est que leur œuvre existe. Elle a fourni des preuves, fait son chemin, avec son bon et son mauvais elle circule, elle représente plus qu'un travail positif, un esprit nouveau dont la force se mesure un peu aux résistances qu'il fait naître. Agathon pourrait-il donner des noms, citer des œuvres, qui représen- teraient selon lui la vraie Sorbonne, la vraie cul- ture . Il mentionne M. Bédier et Bergson parce que MM. Bédier et Bergson sont du Collège de France. Il a bien garde de dire qu'il y a quelques mois la Sorbonne appelait dans une de ses chaires principales M. Strowski au moment où l'Académie Française lui décernait le prix Gobert : ce prix doit aller, comme on sait, au " morceau le plus éloquent sur l'histoire de France," (termes d'espèce assez antiseignobovine). Pourquoi affirmer alors que la culture française ne se maintient que dans " quelques cours sournoisement décriés } "

Une remarque. Il est divertissant que les deux ennemis de la culture sorbonique qui ont écrit ce livre aient cru, en le nom d'Agathon, choisir " pour masque le nom d'un jeune et téméraire disciple de Socrate. " L' Agathon du Banquet est un aimable

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